47 Twilight of the Idols Quotes & Sayings with Wallpapers & Posters - Quotes.Pub

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Let us finally consider how naive it is altogether to say: "Man ought to be such and such!" Reality shows us an enchanting wealth of types, the abundance of a lavish play and change of forms — and some wretched loafer of a moralist comments: "No! Man ought to be different." He even knows what man should be like, this wretched bigot and prig: he paints himself on the wall and comments, "Ecce homo!" But even when the moralist addresses himself only to the single human being and says to him, "You ought to be such and such!" he does not cease to make himself ridiculous. The single human being is a piece of fatum from the front and from the rear, one law more, one necessity more for all that is yet to come and to be. To say to him, "Change yourself!" is to demand that everything be changed, even retroactively. And indeed there have been consistent moralists who wanted man to be different, that is, virtuous — they wanted him remade in their own image, as a prig: to that end, they negated the world! No small madness! No modest kind of immodesty! Morality, insofar as it condemns for its own sake, and not out of regard for the concerns, considerations, and contrivances of life, is a specific error with which one ought to have no pity — an idiosyncrasy of degenerates which has caused immeasurable harm. We others, we immoralists, have, conversely, made room in our hearts for every kind of understanding, comprehending, and approving. We do not easily negate; we make it a point of honor to be affirmers. More and more, our eyes have opened to that economy which needs and knows how to utilize everything that the holy witlessness of the priest, the diseased reason in the priest, rejects — that economy in the law of life which finds an advantage even in the disgusting species of the prigs, the priests, the virtuous. What advantage? But we ourselves, we immoralists, are the answer.
En admettant que l’on ait compris ce qu’il y a de sacrilège dans un pareil soulèvement contre la vie, tel qu’il est devenu presque sacro-saint dans la morale chrétienne, on aura, par cela même et heureusement, compris autre chose encore : ce qu’il y a d’inutile, de factice, d’absurde, de mensonger dans un pareil soulèvement. Une condamnation de la vie de la part du vivant n’est finalement que le symptôme d’une espèce de vie déterminée : sans qu’on se demande en aucune façon si c’est à tort ou à raison. Il faudrait prendre position en dehors de la vie et la connaître d’autre part tout aussi bien que quelqu’un qui l’a traversée, que plusieurs et même tous ceux qui y ont passé, pour ne pouvoir que toucher au problème de la valeur de la vie : ce sont là des raisons suffisantes pour comprendre que ce problème est en dehors de notre portée. Si nous parlons de la valeur, nous parlons sous l’inspiration, sous l’optique de la vie : la vie elle-même nous force à déterminer des valeurs, la vie elle-même évolue par notre entremise lorsque nous déterminons des valeurs… Il s’ensuit que toute morale contre nature qui considère Dieu comme l’idée contraire, comme la condamnation de la vie, n’est en réalité qu’une évaluation de vie, — de quelle vie ? de quelle espèce de vie ? Mais j’ai déjà donné ma réponse : de la vie descendante, affaiblie, fatiguée, condamnée. La morale, telle qu’on l’a entendue jusqu’à maintenant — telle qu’elle a été formulée en dernier lieu par Schopenhauer, comme « négation de la volonté de vivre » — cette morale est l’instinct de décadence même, qui se transforme en impératif : elle dit : « va à ta perte ! » — elle est le jugement de ceux qui sont déjà jugés…
Qu’est-ce qui peut seul être notre doctrine ? — Que personne ne donne à l’homme ses qualités, ni Dieu, ni la société, ni ses parents et ses ancêtres, ni lui-même (— le non-sens de l’« idée », réfuté en dernier lieu, a été enseigné, sous le nom de « liberté intelligible par Kant et peut-être déjà par Platon).Personne n’est responsable du fait que l’homme existe, qu’il est conformé de telle ou telle façon, qu’il se trouve dans telles conditions, dans tel milieu. La fatalité de son être n’est pas à séparer de la fatalité de tout ce qui fut et de tout ce qui sera. L’homme n’est pas la conséquence d’une intention propre, d’une volonté, d’un but ; avec lui on ne fait pas d’essai pour atteindre un « idéal d’humanité », un « idéal de bonheur », ou bien un « idéal de moralité », — il est absurde de vouloir faire dévier son être vers un but quelconque. Nous avons inventé l’idée de « but » : dans la réalité le « but » manque… On est nécessaire, on est un morceau de destinée, on fait partie du tout, on est dans le tout, — il n’y a rien qui pourrait juger, mesurer, comparer, condamner notre existence, car ce serait là juger, mesurer, comparer et condamner le tout…Mais il n’y a rien en dehors du tout ! — Personne ne peut plus être rendu responsable, les catégories de l’être ne peuvent plus être ramenées à une cause première, le monde n’est plus une unité, ni comme monde sensible, ni comme « esprit » : cela seul est la grande délivrance, — par là l’innocence du devenir est rétablie… L’idée de « Dieu » fut jusqu’à présent la plus grande objection contre l’existence… Nous nions Dieu, nous nions la responsabilité en Dieu : par là seulement nous sauvons le monde.